Écosystèmes marins des façades maritimes françaises

L’activité anthropique a considérablement modifié la structure et le fonctionnement de tous les écosystèmes de la planète notamment en mer et sur littoral.

Il s’agit de la modification de l’utilisation des terres et des mers, de la surexploitation des ressources sur terre comme en mer, des changements climatiques, qui affectent tous les compartiments de l’environnement, des pollutions et des espèces exotiques envahissantes, qui perturbent les équilibres, notamment aux échelles locales.

Espèces exotiques envahissantes

Réduire les impacts des espèces exotiques envahissantes – Fondation pour la recherche sur la biodiversité

Les espèces exotiques envahissantes ont un impact disproportionné sur les habitats marins. La présence de ces espèces, principalement introduites par le biais du transport maritime international, des eaux de ballast et des coques de bateaux encrassées (biofouling),

Elles perturbent les habitats/espèces indigènes et/ou les écosystèmes vulnérables, elles provoquent l’extinction de la flore et de la faune par la consommation/prédation et la concurrence/compétition pour l’espace et les ressources, elles entrainent également une diminution de la qualité de l’eau et elles propagent des maladies (parasites/pathogènes)

Les pollutions

Réduire les impacts des pollutions – Fondation pour la recherche sur la biodiversité

Différents types de pollutions prennent également de l’ampleur avec des effets néfastes sur la nature. Notamment des polluants issus de l’activité industrielle, minière et agricole, provenant des réseaux fluviaux.

Le transport des macro-déchets est aérien, fluvial ou par déversement direct. Il existe une grande variété de sources de déchets tant terrestres que marines. Les sources identifiées comme étant d’origine terrestre comprennent les décharges municipales et sauvages, les détritus des plages et zones côtières, le tourisme, les rivières et autres émissions industrielles et agricoles, les rejets provenant des égouts pluviaux et municipaux non traités. On estime que les sources terrestres contribuent actuellement à 80 % des déchets marins (Compas et al. 2019 ; Sinopli et al., 2020, Scotti et al. 2021, Madricardo et al. 2020, Grelaud et Zivery, 2020 ; Sharma, 2021). Les sources importantes d’origine maritime incluent le fret, la navigation de plaisance et militaire (notamment les croiseurs), la pêche industrielle et les installations aquacoles, mais aussi l’industrie de l’énergie.

Les nombreux changements d’usage de la mer et des terres côtières constituent un facteur majeur de dégradation de ces milieux (Ipbes, 2019).

Réduire les impacts des changements d’usage des mers – Fondation pour la recherche sur la biodiversité

Parmi les activités offshores, la pisciculture en cages flottantes pose la question, à l’échelle européenne, des évasions (Arechavala-Lopez et al., 2018) qui recouvrent l’échappée de poissons isolés, de groupes de poissons (de quelques-uns au million), d’œufs viables et fécondés (Arechavala-Lopez et al., 2018). Elles se produisent en raison de défaillances techniques et opérationnelles.

Le développement des énergies marines renouvelables (EMR) est également notable.

Les principales préoccupations environnementales liées à ces dispositifs ciblent les perturbations physiques, les risques de collision, les modifications hydrographiques et la génération de bruits et de champs électromagnétiques (Fox et al., 2018). En termes de risques de pollution, on dispose de peu d’informations sur les revêtements anti-biofouling, c’est à dire contre l’encrassement biologique, qui devront être utilisés pour protéger les turbines, transformateurs et autres appareils (Fox et al., 2018).

Réduire les impacts des changements d’usage des mers – Fondation pour la recherche sur la biodiversité

L’augmentation du trafic maritime en général menace particulièrement les populations de cétacés, dites “espèces parapluie”, qui sont également confrontées à la perte d’habitat et aux pêcheries commerciales (Pennino et al., 2017). Le trafic maritime engendre des perturbations physiques et acoustiques qui peuvent provoquer, à court terme, des changements physiologiques et de comportement et, à long terme, des changements dans la distribution des cétacés.

Enfin, du fait de l’augmentation de la population urbaine et du tourisme de masse, les zones côtières sont particulièrement touchées par une urbanisation rapide. Cette urbanisation entraine la perte d’habitats naturels. 

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