NOEL de MARINS : Marseille & Gaza.

Ils sont arrivés, venant de Suède, transportant d’immenses pales d’hydroliennes ; ils sont 14 : 7 officiers russes et 7 philippins sur ce cargo de 7138 tonnes d’une compagnie hollandaise de 35 navires, avec le pavillon de complaisance d’Antigua. Chaque navire a sa compagnie propre et sa banque propre de couverture ; complaisance et  paradis fiscal,  au point que s’il y a un problème sur un navire, il est impossible d’arrêter les autres navires. A peine arrivés, ils se sont mis en grève; le navire ne put finir son déchargement. Et c’est à ce moment là que le port leur demanda plusieurs fois de faire mouvement à quai pour laisser la place aux autres cargos, chargés de colis lourds. Ils gênaient : le port allait perdre de l’argent. Alors on les envoya aux fins fonds du port, éloignés de tout, prés du Rhône, au début de la Camargue.

Et c’est là bas, pas loin de Bethléem, à Gaza où 70000 palestiniens vivent du poisson. Ces 3500 marins pourraient continuer à pêcher dans les 12 milles, cette région de la mer qui leur appartient. Mais ce soir de Noël les canonnières israéliennes vont leur tirer dessus, les obligeant à rentrer. Puis on leur a donné l’autorisation de ne pêcher qu’à 6 milles ;

ce soir de Noël les canonnières israéliennes leur ont de nouveau tirés dessus, déchirant leurs filets. Enfin l’autorisation pour pécher ne valait plus que pour 2 milles.

Mais cette nuit de Noël encore les canonnières israéliennes vont leur tirer dessus, les obligeant à se mettre nus et à rejoindre leurs navires avec filets, bateaux confisqués. Et certains en cette nuit de noël se retrouveront en prison.

Ces fonds marins regorgent de gaz, de pétrole et de minerais !

En cette nuit de Noël, là bas à Marseille, là bas à Gaza, mille étoiles brillaient au milieu des ces navires ; mille étoiles brillaient au dessus de ces bateaux de pêche ; mille chants de joie éclataient dans le coeur de ces marins et de ceux  qui sont  venus les aider.

Ces 7 marins philippins se sont mis en grève après avoir frappé à la porte du Seamens club, Stella Maris et Mission to seamen,  sûrs de pouvoir contacter un bon inspecteur syndical ITF; le navire fut arrêté, le port et ses inspecteurs comprenant vite la situation. A l’arrivée du navire, un docker retraité, étonné de voir ce navire dans ce désert de Port st Louis, une fois renseigné, a averti les dockers et leur syndicat CGT qui sont venus immédiatement à bord pour proposer leur aide comme ils font d’habitude. Puis Secours catholique et Secours populaire sont venus, les bras chargés de victuailles. Très rapidement un camion citerne est venu les approvisionner en eau. Certains leur donnèrent même des cartes pour téléphoner chez eux.

Là-bas, sur cette terre de Bethléem, sur cette plage de Gaza, enfants, jeunes, adultes se sont aperçus qu’il faut en ce jour de Noël répondre aux canonnières et à  la mitraille par des chants et la musique, des poèmes et la poésie, des danses, de l’humour, les leitmotivs des chansons de marins prenant tout l’être, des orchestres de musique chantant la peine et la joie, par l’art.

D’après un  texte de Bernard VINCENT, marin retraité, diacre des marins qui ne peuvent plus sortir. Il s’est rappelé ce verset de l’évangile  de Noel selon Luc, ch 2 :   « …Il n’y avait pas pour eux de place à l’hôtellerie. » 

 

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