LA PECHE au THON sur le JEAN-ROSELYNE :

Fin 1959, du Foederis Arca je passais sur le Jean-Roselyne, du nom des enfants du patron  ; un 16 mètres, à l’identique du Kifanlo classé depuis monument historique et entretenu par une association sablaise. J’y suis resté un an et demi  avec, comme patron,  René Puiroux.  C’était la pêche au chalut de fond, et, en saison, la pêche au thon à la ligne trainante. On partait pour 15 jours ou 3 semaines. Il fallait prévoir la nourriture pour tout ce temps, même si on mangeait du thon  qu’on avait pêché, Ma plus longue campagne de pêche, ce fut 27 jours sans toucher terre, avec tous les jours 20 ou 30 nœuds de vent. On se rendait d’abord entre les Açores et l’Espagne, puis on suivait le Gulf Stream. Durant cette campagne le mal de mer m’a tenaillé jusqu’à la fin.

Pendant un an et demi, on a pratiqué le chalut de fond et la pêche au thon à la ligne traînante. Deux grandes perches sur lesquelles des lignes de différentes longueurs. Une quinzaine de lignes, qui avaient chacune leur nom, avec un hameçon à deux dents, comme un crochet et un appât artificiel de différents coloris. L’hameçon était en surface. Dès qu’un poisson mordait,  la ligne remontait, et on annonçait le nom de la ligne. On le hâlait à la main.  Pour terminer la prise, on prenait le fil sur l’avant bras. Comme le fil en avant de l’hameçon  était en nylon ou en fil d’acier tranchant, il était impossible de le prendre à la main. Il arrivait qu’un  poisson récalcitrant bloquait les deux bras du jeune mousse qui n’arrivait pas à  tenir ses mains suffisamment écartées. CB

https://rcf.fr/vie-quotidienne/solidarite/pierre-brunet-4

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